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Les critiques de Duartelittle

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Cinéma? Oui, surtout! Musique, séries TV, pièces de théâtre, comédies musicales, concert et autres spectacles? Aussi oui! En bien ou en mal, je “critique” tout (ou presque) ce que je vois. C’est subjectif et assumé, parfois décalé, souvent avec humour. Mon avis, mes goûts et mes couleurs, ça se discute… ou pas ;-)


Cinéma: Jusqu'à ce que la fin du monde nous sépare - 6/10

Publié par Duarte Little sur 6 Mars 2015, 21:44pm

Catégories : #Cinéma, #Comédie romantique, #Catastrophe, #JusquaCeQueLaFinDuMondeNousSépare

Cinéma: Jusqu'à ce que la fin du monde nous sépare - 6/10

ARCHIVE - ARTICLE ECRIT EN SEPTEMBRE 2012

"Ravi de vous avoir rencontré"

Qu'on les aime ou pas, il faut admettre que les comédies romantiques ont souvent tendance à se répéter. Les codes et les ficelles sont presque toujours les mêmes, et il faut savoir innover un peu pour se distinguer des classiques du genre. Parmi ces exceptions, on peut citer par exemple "Love & autres drogues" (voir l'article ici) qui abordait le thème grave et sérieux de la maladie de Parkinson; "P.S. I love you" qui nous racontait comment faire le deuil de l'être aimé; ou encore "Et si c'était vrai", fable fantastique sur fond de coma. "Jusqu'à ce que la fin du monde nous sépare" est une ces exceptions qui, comme son titre l'indique, met en scène une histoire d'amour naissante sur fond d'apocalypse. Mais ici, point d'effets spéciaux spectaculaires façon "Armageddon", rappelons que la fin du monde n'est qu'un prétexte destiné à poser le contexte et soutenir la romance. Dès le début, le cadre est installé par un bulletin d'information à la radio disant que la mission spatiale visant à détourner l'astéroïde a échoué (Bruce Willis n'est plus ce qu'il était)... donnant d'ailleurs lieu à une scène de rupture à la fois sobre et hilarante, qui lance le film et en définit clairement l'esprit: décalé et absurde.

Le film démarre sur les chapeaux de roues, enchaînant répliques cinglantes, situations absurdes, et rebondissements burlesques. On ne manque pas d'éclater de rire pendant toute la première moitié du film, celle où les deux personnages principaux, joués par Steve Carell et Keira Knightley, se rencontrent, se découvrent et font connaissance. Même si l'on sait que la finalité est de les voir finir ensemble avant le générique, on rit des échanges verbaux et des aventures cocasses de ce duo aussi drôle et attachant, qu'inattendu et improbable. Mais comme pour toute bonne comédie romantique qui se respecte, la deuxième moitié du film voit surgir son lot de bons sentiments, avec la pseudo-séparation qui précède les inévitables retrouvailles, à faire pleurer dans les chaumières. Non pas que cela me dérange, j'aime beaucoup les comédies romantiques, mais on retrouve le schéma classique inhérent au genre, et il me semble important de le souligner.

On trouvera peut-être dommage que la réalisatrice ce soit contenté d'utiliser la fin du monde comme simple prétexte pour "décorer" l'histoire d'amour, et qu'elle n'ai pas approfondi le sujet sur les rapports humains, et la portée de la fin du monde sur les comportements. Bien sûr, le film pose la question de savoir avec qui voudrait-on passer ses derniers instants si l'on savait que la fin du monde avait lieu dans trois semaines... mais focalisé sur la relation de ces deux héros, la réflexion est survolé (notamment par le biais des personnages farfelus que ceux-ci rencontrent) par peur peut-être de faire que la comédie romantique divertissante ne vire au drame trop intellectuel.

Le duo d'acteurs qui soutient le film marche plutôt bien. D'un coté, Steve Carell signe là une prestation fidèle à son registre habituel, celui qui a fait son succès et qui lui sied si bien ("Crazy, stupid, love", "Crazy night", "Max la menace"...). De l'autre, la belle Keira Knightley, que tout le monde connaît depuis la trilogie "Pirates des Caraïbes" (voir l'article ici
), mais que l'on a aussi pu voir dans "The Duchess" ou "London Boulevard" (voir l'article ici), prouve sa flexibilité artistique à jouer des rôles aux antipodes les uns des autres, comme la paumée sarcastique, névrosée et romantique qu'elle joue ici. On notera au passage le talent des costumières qui ont su mettre en opposition le style vestimentaire des deux acteurs qui les rend à la fois si particuliers et complémentaires, en totale adéquation avec l'esprit du film. En guest appearance, on notera plusieurs apparitions non négligeables: Martin Sheen, dans le rôle du père de Steve Carell; Mark Moses, le Paul Young de "Desperate Housewives", en présentateur TV de mauvaise augure; et enfin William L. Petersen, l'irremplaçable Gil Grissom de la série "Les experts" version Las Vegas, qui joue ici les routiers suicidaires.

Si l'idée originale d'utiliser l'apocalypse en toile de fond permet à "Jusqu'à ce que la fin du monde nous sépare" de se démarquer des comédies romantiques classiques, il n'échappe pas pour autant à la plupart des règles du genre, ce qui pour ses adeptes en fait un film honorable et tout à fait divertissant. La fin est à la fois sobre et poétique, et semble presque clore le film trop brutalement, mais il était difficile de l'envisager autrement... On sort finalement de la salle en se disant "oui, c'est mignon"

Ma note: 6/10 Pas mal

En résumé: "Une fable burlesque et romantique sur fond d'apocalypse"

 

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