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Les critiques de Duartelittle

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Cinéma? Oui, surtout! Musique, séries TV, pièces de théâtre, comédies musicales, concert et autres spectacles? Aussi oui! En bien ou en mal, je “critique” tout (ou presque) ce que je vois. C’est subjectif et assumé, parfois décalé, souvent avec humour. Mon avis, mes goûts et mes couleurs, ça se discute… ou pas ;-)


Cinéma: Total recall, mémoires programmées - 8/10

Publié par Duarte Little sur 6 Mars 2015, 21:12pm

Catégories : #Cinéma, #SF, #Action, #TotalRecall

Cinéma: Total recall, mémoires programmées - 8/10

ARCHIVE - ARTICLE ECRIT EN SEPTEMBRE 2012

"Est-ce réel? Est-ce imaginaire?"

 

Tout comme le héros de Sam Raimi a fait récemment l'objet d'un reboot avec "The amazing Spiderman" (voir l'article ici), c'est au tour de l'excellent "Total Recall" de Paul Verhoeven sorti en 1990 de subir le même traitement. "Total recall, mémoires programmées" de Len Wiseman prend ainsi le risque inévitable de souffrir de la comparaison avec l'original. Tout deux inspirés de la nouvelle "Souvenirs à vendre" de Philip K. Dick, il est cependant à noter que dans l'oeuvre en question, le héros n'a en en aucun cas l'objectif de "se casser sur Mars". De là à dire laquelle des deux adaptations est la plus fidèle au récit original de l'auteur, il conviendra d'en faire la lecture pour le découvrir (chose que je n'ai pas faite). Alors même si l'intrigue générale du film reste la même que dans la version avec Governator, il faut reconnaître à cette nouvelle production une approche et un contexte différents qui lui donnent toutes les qualités d'un film à part entière, son atout majeur du film étant que tout se passe sur Terre, mais où deux mondes s'opposent malgré tout. Avec les effets spéciaux d'aujourd'hui et un contexte revisité, ce reboot plus que réussi n'a pas à rougir de son prédécesseur.

Comme dans beaucoup de film tels que "Les griffes de la nuit", "Matrix" ou "Inception", qui confondent rêve et réalité, ou monde fictif et monde réel, "Total Recall" version 90 avait la particularité de semer le trouble dans l'esprit du spectateur, brouillant les pistes de manière à ce que celui-ci ne sache pas où se situe la limite entre les deux. Avec "Total Recall, mémoires programmées", le récit est plus fluide, et partant avec l'avantage non négligeable que l'histoire est déjà connue et attendue, le réalisateur préfère nous apporter des réponses et des explications plus transparentes sur l'identité et le parcours de Doug Quaid/Carl Hauser, le personnage principal. On partage ainsi plus sereinement ses aventures, sans pour autant avoir une lecture trop facile d'un scénario qui ne manque pas de surprendre, d'interroger et d'innover.

Les décors futuristes sont titanesques et très réussis. D'un coté, la Fédération avec ses tours de verres lumineuses qui défient la gravité et ses bolides volants qui ne sont pas sans rappeler ceux de "Minority Report" (dans lequel avait d'ailleurs joué Colin Farell). De l'autre, la Colonie avec ses immeubles à l'architecture improbable et son atmosphère sombre et oppressante. Le jeu des lumières et des couleurs est parfait et juxtapose à la perfection ses deux mondes que tout oppose: une lumière douce et apaisante illumine la riche Fédération, alors que les scènes dans la pauvre Colonie sont toujours filmées de nuit, sous une pluie battante, où la seule lumière est celle des néons. Pour relier ces deux mondes, "La Chute", ascenseur géant qui traverse la Terre, est le seul moyen de transport existant. Elément clé et central de l'intrigue, il donne lieu à des scènes d'actions très intéressantes et à une scène finale impressionnante.

Les références sont nombreuses dans ce reboot, et prêtent surtout à sourire. Qu'il s'agisse de citer la planète "Mars" sur un ton ironique, de faire intervenir la jeune fille à 3 seins ou la grosse femme dont le séjour va durer "2 semaines" (entre autres), tous ces clins d'oeil sont surtout là pour titiller les zygomatiques du spectateur et s'affranchir d'une rivalité avec l'oeuvre de Paul Verhoeven. Coté personnage, pour approfondir la comparaison, le personnage de Colin Farell est bien moins caustique que celui d'Arnold Schwarzenegger, mais n'est pas en manque d'action pour autant, notamment lors de sa première scène de combat à la chorégraphie parfaite et brillamment filmé comme un plan-séquence fluide et dynamique. Le rôle de Mélina est travaillé sur un mode un peu moins athlétique, mais tout aussi hargneux. Mais l'idée de génie réside surtout dans le personnage de Lori, la fausse femme de Quaid: le rôle du mercenaire Richter qui le poursuit tout le long du film de 1990, joué par Michael Ironside à l'époque, a été ici fusionné avec celui de Lori. Le rôle de la potiche joué alors par Sharon Stone prends donc une toute autre dimension sous les traits d'une Kate Beckinsale qui crève littéralement l'écran, interprétant une "ex-femme" déterminée, acharnée... pour ne pas dire complètement givrée tellement elle a la rage.

Colin Farell, vu récemment dans "London Boulevard" (voir l'article ici
), joue ici dans un de ses plus grands rôles dans un grand film depuis "Alexandre" ou "Miami Vice", et joue une partition plus que crédible et honorable, là où le défi était de taille face à Schwarzy. En reprenant le rôle de Mélina, Jessica Biel, découverte dans la série "7 à la maison", n'en finit plus de confirmer ses galons d'actrice de cinéma dans des films aussi notables que "Next" avec Nicholas Cage, "L'illusionniste" avec Edward Norton ou prochainement "The secret" dont elle aura le premier rôle. Enfin, surtout connue pour son rôle de Sélène dans la trilogie "Underworld", la palme revient néanmoins à l'interprétation incroyable de Kate Beckinsale, époustouflante dans le rôle de Lori, effaçant presque ses partenaires.

Alors oui, les puristes seront scandalisés par mes éloges sur ce reboot, mais "Total Recall, mémoires programmées" est un pari réussi haut la main qui, s'il n'est ni pire ni meilleur que l'original, ne souffre pas de la comparaison avec celui-ci et peut se targuer d'être original, plein d'action et de suspens, porté par un trio d'acteurs qui élèvent le tout. A voir ce que donnera le reboot de "Robocop", autre film légendaire de Paul Verhoeven.

Ma note: 8/10 Très bien

En résumé: "Une TOTALE réussite pour ce reboot"

 

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