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Les critiques de Duartelittle

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Cinéma? Oui, surtout! Musique, séries TV, pièces de théâtre, comédies musicales, concert et autres spectacles? Aussi oui! En bien ou en mal, je “critique” tout (ou presque) ce que je vois. C’est subjectif et assumé, parfois décalé, souvent avec humour. Mon avis, mes goûts et mes couleurs, ça se discute… ou pas ;-)


Cinéma: Terminator Genisys - 6/10

Publié par Duarte Little sur 9 Juillet 2015, 22:24pm

Catégories : #Action, #SF, #TerminatorGenisys, #Cinéma

Cinéma: Terminator Genisys - 6/10

Mon avis en quelques mots:

UNE RELECTURE COHERENTE MAIS PAS TOUJOURS CREDIBLE DE L'ORIGINAL

 

SynopsisLe leader de la résistance John Connor envoie le sergent Kyle Reese dans le passé pour protéger sa mère, Sarah Connor et préserver l'avenir de l’humanité. Des événements inattendus provoquent une fracture temporelle et Sarah et Kyle se retrouvent dans une nouvelle version du passé. Ils y découvrent un allié inattendu : le Guardian. Ensemble, ils doivent faire face à un nouvel ennemi. La menace a changé de visage.

 

Ma critique: Si vous comptiez voir un film d'action qui fait BOOM et devant lequel il n'est nul besoin de réfléchir, passez votre chemin. Car si Terminator Genisys (T5) remplit son contrat en terme d'action et d'effets visuels, il y aura fort à faire pour suivre l'intrigue incroyable pondue par ses schizophrènes de scénaristes. Sous couvert de physique quantique, de voyages spatio-temporels et de réalités alternatives, on s'autorise toutes les fantaisies: l'envoi d'un Terminator pour tuer Sarah Connor dans le passé a changé le futur, mais du coup le nouveau futur a changé l'ancien passé (???), les personnages ont des souvenirs d'une vie qu'ils n'ont pas vécu, et un fils peut rencontrer ses parents avant que ceux-ci ne ce soient, je cite, "accouplés"... tout ça est à la limite de la crédibilité quand même. A l'instar de "Looper", "L'effet papillon" et autres "Retour vers le futur", T5 ne manque pas de se perdre, et de parfois perdre le spectateur par la même occasion, dans les méandres des conséquences spatio-temporels qu'ont chaque acte, d'une réalité à l'autre.

 

S'inspirant essentiellement du premier "Terminator", T5 est à celui-ci ce que "Jurassic World" (voir l'article ici) est à "Jurassic Park": un épisode qui fait pour ainsi dire l'impasse sur les épisodes intermédiaires, si ce n'est pour quelques références ou répliques, et qui s'ingénie à démonter tout ce que l'on considérait comme acquis. Contrairement à ce que pourrait laisser entendre le titre, T5 n'est pas une génèse. A la fois suite, remake, reboot et préquelle, T5 donne un nouveau souffle au T-800 quand celui-ci commence à en manquer (et oui, il vieillit Papy Schwarzy). Les schizophrènes... euh, scénaristes, pardon! ... ont rivalisé d'imagination d'ailleurs pour justifier le vieillissement du robot "tueur" (ou pas) et l'intégrer parfaitement au scénario, mais compte tenu de l'ensemble on est plus à ça près. Tout ça est très tiré par les cheveux (gris), mais le pire c'est que même si l'histoire flirte dangereusement avec la crédibilité, le tout reste tout à fait cohérent... vous saisissez la nuance, non?

Cinéma: Terminator Genisys - 6/10
Cinéma: Terminator Genisys - 6/10
Cinéma: Terminator Genisys - 6/10
Cinéma: Terminator Genisys - 6/10
Cinéma: Terminator Genisys - 6/10
Cinéma: Terminator Genisys - 6/10

Coté clins d'oeils et références, on en a pour son argent. Les répliques cultes ne sont pas oubliés entre le "Viens avec moi si tu veux vivre" présent dans chaque épisode et le légendaire "I'll be back", T5 apporte aussi son lot de bons mots bien lancés. Pour les fans du T-1000, c'est Byunh-Hun Lee qui se transforme en métal liquide anthropomorphique pour une courte apparition, mais les plus attentifs pourront apercevoir Robert Patrick pour un caméo fugace.

 

Annoncé comme le début d'une nouvelle trilogie, T5 pose de nouvelles bases à la saga, avec une  fin qui laisse largement présager d'un avenir lucratif pour la franchise. Sachez que cette fin laisse d'ailleurs en suspens une question posé au cours du film, mais qui ne trouvera pas sa réponse une fois le générique terminé... donc certainement dans une suite.

 

WTF: Quand Sarah Connor fait 15 tonneaux dans un bus scolaire, c'est le bus qui a des égratinures, elle, n'en a pas une... serait-elle la fille caché de Chuck Norris?

 

Le casting: Bien sûr, on a d'abord grand plaisir à retrouver Arnold Shwarzenegger en T-800, robot dépourvu d'expression (du moins, on préfère quand il en fait pas, en général c'est flippant). Après avoir jouer la comédie ("Un flic à la maternelle", "La course aux jouets"...) et s'être brillamment frotté au drame ("Maggie", "Le dernier rempart"...), retour à ses premières amours de cyborg froid et impitoyable, mais qui nous ferait presqu'autant pleurer qu'à la fin de T2 lorsqu'il se dissout dans de la lave en fusion. A ses cotés, une nouvelle génération d'acteurs est prêt à reprendre le flambeau: Emilia Clarke, icone royale de "Game of Thrones" reprend le rôle de la Sarah Connor incrédule et vulnérable de T1 et la transforme en jeune machine de guerre coriace et impitoyable. Jai Courtney, fils de Bruce Willis dans "Die Hard 5", joue un Kyle Reese paumé face à cette Sarah Connor qu'il attendait douce et fragile, mais devient vite un allié redoutable plutôt qu'un protecteur audacieux pour celle-ci. Enfin, vu récemment dans "White house down" et "La planète des singes: l'affrontement"Jason Clarke (aucun lien, fils unique) interprète un John Connor acariâtre, balafré par la guerre contre les machines. Personnage clé dans cette nouvelle aventure Terminator, son rôle est central et primordial dans l'intrigue et la guerre que livrent les héros contre Skynet.

 

Bilan: Terminator Genisys ne renouvelle la saga Terminator que par son ingénosité scénaristique presqu'improbable, la justifiant par la physique quantique dans les voyages spatio-temporels. Mais on a droit à sa dose continue d'action et d'effets spéciaux, de répliques cultes, références et autres gimmicks. On ne boude néanmoins pas son plaisir tant l'action est omniprésente, les effets visuels léchés, le rythme soutenu, et l'ensemble cohérent, même si pas toujours crédible.

 

Ma note: 6/10 Pas mal

 

Film de Alan Taylor

Avec Arnold Schwarzenegger, Emilia Clarke, Jai Courtney, Jason Clarke, Byung-Hun Lee

Sortie le 1er Juillet 2015

 

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