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Les critiques de Duartelittle

Les critiques de Duartelittle

Cinéma? Oui, surtout! Musique, séries TV, pièces de théâtre, comédies musicales, concert et autres spectacles? Aussi oui! En bien ou en mal, je “critique” tout (ou presque) ce que je vois. C’est subjectif et assumé, parfois décalé, souvent avec humour. Mon avis, mes goûts et mes couleurs, ça se discute… ou pas ;-)


Cinéma: The voices - 6/10

Publié par Duarte Little sur 29 Mars 2015, 15:13pm

Catégories : #Thriller, #Comédie, #Cinéma, #TheVoices

Cinéma: The voices - 6/10

Mon avis en quelques mots:

L'HISTOIRE COMME LE HEROS SONT COMPLETEMENT BARRES. INCLASSABLE!

 

SynopsisJerry vit à Milton, petite ville américaine bien tranquille où il travaille dans une usine de baignoires. Célibataire, il n’est pas solitaire pour autant dans la mesure où il s’entend très bien avec son chat, M. Moustache, et son chien, Bosco. Jerry voit régulièrement sa psy, aussi charmante que compréhensive, à qui il révèle un jour qu’il apprécie de plus en plus Fiona - la délicieuse Anglaise qui travaille à la comptabilité de l’usine. Bref, tout se passe bien dans sa vie plutôt ordinaire - du moins tant qu’il n’oublie pas de prendre ses médicaments...

 

 

Ma critique: Mais on est où là?! Dans un film de genre, c'est sûr, mais de quel genre en fait? Entre comédie et thriller, slasher et rom-com, ce concept, cet ovni, est assez difficile à situer. Contre toute attente, le film vire parfois même à la comédie musicale, c'est dire si on s'y perd. Car c'est ainsi que commence le film, avec une jolie chanson, façon youpi-tralala, tout le monde il est beau, tout le monde il est gentil, bienvenue à Milton. On a du mal à croire que dans quelques minutes notre attachant héros Jerry va se mettre à décapiter des jeunes filles.

 

Car Jerry, bien qu'il vire serial killer sous nos yeux, est un anti-héros attachant. Il est naïf, voire un peu simplet... mais il est surtout schizophrène (sic). L'idée intéressante  du film se trouve ici d'ailleurs: c'est à travers le regard et l'esprit de Jerry que la réalisatrice Marjane Satrapi décide d'orienter la mise en scène. On assiste alors à une fable pop et colorée, complètement déjantée et souvent absurde: quand il est heureux, il a des papillons qui virevoltent autour de lui, quand il s'extasie devant sa dulcinée elle est baigné d'un halo de lumière... Bref, c'est kitsch à mort, c'est souvent surjoué, mais au final c'est souvent hilarant, et toujours décalé.

 

Mais là où tout bascule, c'est lorsque Jerry écoute ces petites voies dans sa tête. Le problème, c'est que ces voix sont personnfiés par son chien un peu pataud qui le pousse à être un homme bon qui essaye de se racheter, et son chat cynique et perfide qui l'incite au meurtre et à la violence. Dans le genre dédoublement de la personnalité, on avait encore jamais fait parler les animaux, c'est original et caustique, avec ce chien et ce chat qui ont l'air du petit ange et du petit démon qu'on a sur chaque épaule, l'un tentant de nous dissuader de faire le mal, l'autre l'y incitant... pas de bol pour les victimes, c'est le chat qui gagne.

 

La réalisatrice de "Persepolis" Marjane Satrapi sort de son registre habituel et nous propose un point de vue original et unique de la schizophrénie: celui du malade. Un exercice de style qui emmène la mise en scène vers des images oniriques et fantasques. Il n'y a que lorsque Jerry prend ses médicaments que l'on voit à quoi ressemble la réalité... et on préfère qu'il oublie ses cachets finalement! Le film se prend rarement au sérieux, et parodie avec fantasie le slasher movie. On préfère d'ailleurs les scènes d'humour et de bons sentiments rose bonbon à la partie gore qui manquait parfois de rythme et laissait retomber un peu le soufflé.

 

Moment WTF: Euh... ben tout le film en fait! On a un chat et un chien qui parlent, des employés d'usine qui travaillent en rose et qui font la chenille dans les couloirs de leurs bureaux, et surtout un clip de fin façon comédie musicale avec une apparition de Jésus-Christ Superstar, à ne manquer sous aucun prétexte! (à voir ici)

 

Le casting: Ryan Reynolds aime visiblement se frotter aux films-concept (comme pour "Buried" dans un tout autre genre , voir l'article ici). Et il faut admettre que ça lui réussit plutôt bien. Absolument parfait dans sa composition, il incarne un Jerry généreux, gentil dans le fond, naïf et simplet, malgré ses tendances sadiques et autres pulsions meurtrières. Son jeu est parfait, faisant en sorte que l'on arrive à aucun moment à le détester ou à lui en vouloir pour ce qu'il fait. Anna Kendrick, aperçu dans la série des "Twilight" et qui donnait récemment de la voix dans "Into the woods", poussera ici encore la chansonette à la fin du film. Elle est celle qui fond de désir pour Jerry, jeune fille à la fois godiche et compréhensive (dans une certaine limite). Enfin, Gemma Arterton joue celle par qui le scandale arrive, proie et victime malgré elle d'un homme transi d'amour.

 

Bilan: Film unique en son genre, il m'a été difficile de définir si j'avais aimé ou pas ce que je venais de voir. Les scènes pop et acidulées étaient délirantes tellement elles étaient kitsch et en opposition totale avec la partie gore et slasher du film. Un mélange des genres détonnant porté notamment par le jeu d'acteur de Ryan Reynolds, parfait en schizo pleins de remords. 

 

Ma note: 6/10 Pas mal

 

Film de Marjane Satrapi

Avec Ryan Reynolds, Anna Kendrick, Gemma Arterton, Jacki Weaver

Sortie le 11 mars 2015

 

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