Overblog Suivre ce blog
Editer l'article Administration Créer mon blog

Les critiques de Duartelittle

Les critiques de Duartelittle

Cinéma? Oui, surtout! Musique, séries TV, pièces de théâtre, comédies musicales, concert et autres spectacles? Aussi oui! En bien ou en mal, je “critique” tout (ou presque) ce que je vois. C’est subjectif et assumé, parfois décalé, souvent avec humour. Mon avis, mes goûts et mes couleurs, ça se discute… ou pas ;-)


Cinéma: The dark knight rises - 8/10

Publié par Duarte Little sur 6 Mars 2015, 20:29pm

Catégories : #Cinéma, #SF, #Action, #Franchise, #Batman

ARCHIVE - ARTICLE ECRIT EN AOUT 2012

A l'occasion de la sortie de "The Dark Knight rises", retour sur la trilogie Batman, vue par Christopher Nolan

 

BATMAN BEGINS

Cinéma: The dark knight rises - 8/10

Réinventer le personnage de Batman après que Tim Burton soit passé par là relevait du challenge, et on ne peut qu'admettre que Christopher Nolan relève le défi avec brio. Optant pour une approche plus sombre et plus réaliste du justicier masqué, il nous livre un portrait plus complet de cet être torturé avec "Batman Begins". Comme l'indique le titre, c'est un retour aux origines du super-héros. Sans négliger l'action, le réalisateur privilégie la narration pour nous raconter avec force détails l'histoire de Bruce Wayne et de l'homme qu'il va devenir. A travers l'introspection du personnage et les flash-backs de son passé, on assiste à la quête d'identité de cet orphelin milliardaire, et l'on comprend alors le pourquoi des chauve-souris, comment il devient ce combattant hors pair sans super-pouvoirs, et d'où il sort son incroyable arsenal, ses véhicules d'avant-garde et ses gadgets hi-tech... Ici, tout trouve un sens et une explication, de la raison qui a poussé Bruce Wayne à devenir Batman aux moindres astuces qui lui permettent d'obtenir ses équipements hors du commun.

Mais ce n'est pas seulement le personnage que Nolan réinvente, c'est tout l'univers et l'atmosphère qu'il s'ingénie à recréer. Plus glauque, plus sombre, plus réaliste et surtout moins fantaisiste que Tim Burton, le justicier masqué devient alors plus crédible, le fantastique cédant sa place à l'action. Batman n'est pas un héros, c'est un anti-héros malgré lui, traumatisé dans son enfance, torturé par ses propres démons. Bruce Wayne est un homme moins lisse qu'il n'y parait et tous ces reliefs donne à "Batman begins" cette aura si particulière. Si la narration est omniprésente, l'action ne manque pas, l'intrigue est rondement ficelée, et la scène finale intense. Un premier chapitre historiquement détaillé qui met en place une trilogie pleine de promesses.

Ma note: 7/10 Bien

En résumé: "Une introspection du Batman, plus dans la narration que dans l'action"
 

 

THE DARK KNIGHT

Cinéma: The dark knight rises - 8/10

La mythologie ayant été mise en place dans "Batman begins", place à l'action. Si le premier épisode faisait la part belle au personnage de Batman avec un ennemi relativement effacé, c'est maintenant au tour des méchants d'être mis en avant. Ici, c'est à la composition du regretté Heath Ledger dans le personnage du Joker que revient l'essentiel du mérite de ce second chapitre. Toujours dans l'esprit de son prédécesseur, "The Dark Knight" garde la ligne directrice d'une vision sombre de l'univers de Batman, avec un Joker toujours aussi dingue et psychopathe, mais avec un approche bien plus terrifiante. Criminel intelligent et audacieux, il impressionne autant qu'il fait peur par son génie, sa perversité et sa folie. Seul pourra faire sourire son humour noir savamment distillé, mais jamais au point de rire aux éclats, car tel n'est pas le but. En méchant secondaire, Double-Face n'apparaît qu'à la deuxième moitié du film, mais son histoire n'en est pas moins amené intelligemment tout au long du film.

Action et suspens rythme ce deuxième épisode de la trilogie de Nolan, entre courses poursuites effrénées et rebondissements plus ou moins attendus dans ces multiples intrigues. Des scènes d'actions époustouflantes malgré un final qui l'est beaucoup moins mais qui a cependant le mérite de ne pas nous proposer un happy end classique du cinéma américain, et de confirmer son statut de anti-héros au justicier masqué tout en justifiant le titre de "The Dark Knight". Un nouveau chapitre qui se ferme de manière bien pessimiste et qui laissent peu de pistes pour présager de ce qui peut nous attendre pour la suite.

Ma note: 7/10 Bien
En résumé: "Un Batman paradoxalement porté par le talent de Heath Ledger dans le rôle du Joker"

 

 

THE DARK KNIGHT RISES

Cinéma: The dark knight rises - 8/10

Ce dernier épisode s'inscrit directement dans la continuité de "The Dark Knight", tout en multipliant les références à "Batman begins". N'envisagez pas de voir ce troisième opus sans avoir visionné les deux précédents, vous y perdriez de nombreux détails et vous pourriez même ne pas tout comprendre. S'inscrivant dans le plus pur concept de ce qu'est la trilogie, "The Dark Knight Rises" complète et clôt brillamment la saga de Christopher Nolan, initiée en 2005. Ce troisième chapitre est l'aboutissement absolu de cette trilogie, tant en terme d'action que de mythologie du personnage. Puisant dans le vivier très fourni des ennemis de la Chauve-Souris, Nolan nous propose l'incontournable Catwoman et le très peu connu Bane. Toujours sur sa ligne de conduite sombre et réaliste, le réalisateur opte pour une Catwoman qui a tout de félin, sauf le nom et le costume. Elle n'est présentée et citée que sous son nom civil, et seul un clin d'oeil est fait à l'animal dans la tenue vestimentaire d'Anne Hathaway, qui incarne ce personnage complexe, partagé entre le bien et mal, presque anti-héroïne au même titre que Batman.

Comme un final de feu d'artifice, c'est à une avalanche d'action, d'effets spéciaux et de scènes explosives qu'on assiste devant "The Dark Knight rises". Après une première partie qui met l'accent sur l'intrigue et sa mise en place, et une transition qui regorge de rebondissements surprenants et inattendus, la deuxième partie qui commence par la scène du stade est une suite presque ininterrompue d'action, de coups de théâtre étonnants et d'effets spéciaux détonnants. Le tout en fait le meilleur épisode de cette trilogie sombre et aboutie, dans un épilogue qui réserve son lot de surprises.

Ma note: 8/10 Très bien
En résumé: "Le meilleur Batman jamais vu"

CASTING:
La réussite de cette trilogie tient aussi à son casting exceptionnel et talentueux, tout opus confondus. Christian Bale est absolument parfait et irréprochable dans cette nouvelle version de l'homme-chauve-souris, en lui donnant toute cette profondeur humaine et son intensité torturé. Liam Neeson, vu entre autres dans "Taken", "Sans identité" (voir l'article ici
) et "Battleship" (voir l'article ici), déploie ici son talent d'acteur qui n'est plus à confirmer, et notamment dans le film d'action. A titre posthume, Heath Ledger signe sa dernière et plus grande performance d'acteur dans le rôle du Joker, avec son interprétation à la fois terrifiante et incroyablement convaincante, qui s'inscrit dans la légende. Catwoman est absolument divine, Anne Hathaway est tout simplement époustouflante en voleuse aux pattes de velours, prouvant qu'elle peut porter des rôles plus physiques que dans "Le diable s'habille en Prada" (quoique, c'est physique les talons hauts) ou "Love & autres drogues" (voir l'article ici), tout en donnant charme et crédibilité à son personnage à la fois fort et fragile. Joseph Gordon-Levitt créé la surprise avec son personnage de Blake, policier loyal et incorruptible, mystérieux aussi, qui a tout du comportement d'un justicier (tiens, tiens...). Il avait d'ailleurs déjà tourné avec Christopher Nolan dans "Inception".
Cependant, malgré tout ce talent réuni, Tom Hardy ne brille que par la préparation que lui a demandé le personnage de Bane, car avec son gros masque sur la gueule, on ne peut pas dire que les expressions de visage soient nombreuses (ou même visibles). Quant à Marion Cotillard, si elle peut se targuer de tourner pour les plus grands outre-atlantique depuis son Oscar, son interprétation de Miranda Tate est pluôt égale et linéaire, son jeu d'actrice ayant d'ailleurs été remis en cause sur les réseaux sociaux pour sa manière de mourir à l'écran. A noter que ces deux derniers ont également déjà tourné pour Nolan, toujours dans "Inception"... Piston, vous dites?

CONCLUSION:
Christopher Nolan réussit l'exploit de faire oublier le Batman de Tim Burton en composant une trilogie qui a des airs de film en trois épisodes, tellement le tout est cohérent et s'inscrit dans une réelle continuité. Le personnage du justicier masqué est abordé avec une incroyable humanité, avec ses forces et ses faiblesses, ses joies (rares) et ses drames. L'univers tout entier du héros est revu et corrigé avec la noirceur nécessaire, donnant crédibilité et intensité à un récit qui jongle entre l'intrigue jamais négligée, et l'action impressionnante. Une trilogie déjà culte!

Note Globale: 8/10 Très bien
En résumé: "Une trilogie qui réinvente avec brio l'univers de Batman"

 

Suivez mes critiques sur Twitter ou en devenant fan sur ma page Facebook.

Pour être informé des derniers articles, inscrivez vous :

Commenter cet article

Archives

Nous sommes sociaux !

Articles récents