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Les critiques de Duartelittle

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Cinéma? Oui, surtout! Musique, séries TV, pièces de théâtre, comédies musicales, concert et autres spectacles? Aussi oui! En bien ou en mal, je “critique” tout (ou presque) ce que je vois. C’est subjectif et assumé, parfois décalé, souvent avec humour. Mon avis, mes goûts et mes couleurs, ça se discute… ou pas ;-)


Cinéma: Cendrillon - 5/10

Publié par Duarte Little sur 28 Mars 2015, 22:22pm

Catégories : #Cinéma, #Fantastique, #Comédie romantique, #Cendrillon

Cinéma: Cendrillon - 5/10

Mon avis en quelques mots:

 UNE ADAPATION BIEN FADE ET SANS RELIEF D'UN CONTE DEJA TROP CLASSIQUE

 

Synopsis: Le père d’Ella, un marchand, s’est remarié après la mort tragique de la mère de la jeune fille. Pour l’amour de son père, Ella accueille à bras ouverts sa nouvelle belle-mère et les filles de celle-ci, Anastasie et Javotte. Mais lorsque le père d’Ella meurt à son tour, la jeune fille se retrouve à la merci de sa nouvelle famille, jalouse et cruelle. Les trois méchantes femmes font d’elle leur servante, et la surnomment avec mépris Cendrillon parce qu’elle est toujours couverte de cendres. Pourtant, malgré la cruauté dont elle est victime, Ella est déterminée à respecter la promesse faite à sa mère avant de mourir : elle sera courageuse et bienveillante. Elle ne se laissera aller ni au désespoir, ni au mépris envers ceux qui la maltraitent. Un jour, Ella rencontre un beau jeune homme dans la forêt. Ignorant qu’il s’agit d’un prince, elle le croit employé au palais. Ella a le sentiment d’avoir trouvé l’âme soeur. Une lueur d’espoir brûle dans son coeur, car toutes les jeunes filles du pays ont été invitées à assister à un bal au palais. Espérant y rencontrer à nouveau le charmant Kit, Ella attend avec impatience de se rendre à la fête. Hélas, sa belle-mère lui défend d’y assister et réduit sa robe en pièces… Pendant ce temps, le Grand Duc complote avec la méchante belle-mère pour empêcher le Prince de retrouver celle qu’il aime... Heureusement, comme dans tout bon conte de fées, la chance finira par sourire à Ella : une vieille mendiante fait son apparition, et à l’aide d’une citrouille et de quelques souris, elle va changer le destin de la jeune fille…

 

 

Ma critique: Désolé pour ce long synopsis, mais il n'est pas de moi. Je l'aurais fait bien plus court sinon car après tout, tout le monde connait bien l'histoire de Cendrillon non? La Marâtre, la citrouille-carosse, la bonne fée, le prince, la pantoufle de vair (ou de verre?... on y reviendra) et le Happy-ever-after! 

 

Bref, on a connu Disney plus ambitieux ces derniers temps dans ses adaptations de vieux contes en Live Action Movie. Entre un "Maléfique" qui revisitait (pour ne pas dire réinventait) le mythe de La Belle au Bois Dormant, et un "Into the woods" qui, bien que très fantasque et allégorique, nous présentait une vision originale de contes comme le Petit Chaperon Rouge, Raiponce ou Cendrillon justement, joué alors par Anna Kendrick, cette version de Cendrillon n'est ni plus ni moins que le film Disney des années 50 avec de vrais acteurs et beaucoup d'effets spéciaux. Aucune folie, aucune digression, aucune surprise, tout juste quelques aménagements ça et là: on aborde l'enfance de Cendrillon pour comprendre pourquoi elle est si bonne alors qu'on est si cruelle avec elle et on la dé-niaisit un peu par exemple (mais pas trop quand même, faut bien qu'elle reste dans son jus). Mais avant tout on garde une bonne idée: la pantoufle de VERRE!

 

Alors non, je ne lancerai pas le débat sur l'ortographe qu'il faut appliquer à la matière dans laquelle est faite la pantoufle (déjà, perso, j'appelle ça un escarpin, on a jamais vu qu'on allait au bal en pantoufles), je m'en tiendrai aux faits: le VAIR est une fourrure grise et blanche issue d'une race d'écureuil (pauv' bête), et le VERRE... vous savez tous c'que c'est! Tout ça pour dire pour dire que la matière orginale des pantoufles du conte de Perrault sont en fourrure (du coup, on peut appeler ça des pantoufles) mais que esthétiquement parlant, pour un film ou un film d'animation, il est plus approprié d'utiliser du verre (en l'occurence du cristal Swarowski dans cette oeuvre de Kenneth Branagh, ben ouais, on a les moyens chez Disney), c'est quand même plus féérique.

 

Coté décors et costumes, on a mis le paquet. Il faut l'admettre, c'est beau, somptueux même si l'on parle des décors. On se croit vraiment dans un conte de fée. Les magnifiques chateaux et demeures baroques, les robes virvoltantes et colorées, tout est là. On en prend plein les yeux, les effets spéciaux sont maitrisés, mais en même temps, il vaut mieux lorque l'on doit transformer une citrouille en carosse. Ajoutez à ça couleurs, magie et paillettes et le tableau est complet.

 

Enfin, et c'est bien dommage, les personnages secondaires, qui sont bien souvent la trame comique chez Disney, ont ici été lésé: le chat Lucifer, Gus-Gus et ses amis souris font pour ainsi dire des apparations et interventions anecdotiques si ce n'est pour la scène du carosse. On se prend trop au sérieux dans cette version de Cendrillon, et du coup, on s'ennuie un peu de voir une adaptation qui en plus de sacrifier l'humour n'offre aucune seconde lecture.

 

Le casting: Au moins là, y'a du beau monde. Une Lily James qui dé-niaisit gentillement la Cendrillon originale, comme Kristen Stewart avait essayé de la faire dans "Blanche-Neige et le chasseur" (voir l'article ici). Un prince charmant (qui l'est vraiment d'ailleurs) joué par Richard Madden, le Robb Stark de "Game of Thrones", qui est aussi chevalresque et romantique qu'on peut l'être dans un Disney. Mais la palme du jeu d'acteur revient aux deux rôles primordiaux de l'histoire: Cate Blanchett est excellente dans le rôle de la marâtre qui n'a pas toujours été mauvaise (elle s'en explique dans le film); et Helena Bonham-Carter se la joue extravagante à son habitude comme lorsqu'elle joue Bellatrix dans la série des "Harry Potter", la Reine de Coeur dans "Alice au pays des merveilles" ou encore le Dr Hoffman dans "Dark shadows" (voir l'article ici). Elle incarne une marraine la fée un peu fofolle et dépoussière la vielle mamie du dessin animé original.

 

Bilan: Trop classique et pas assez audacieux, ce "Cendrillon" ne mérite rien de plus que le titre d'adaptation. Les décors, costumes et effets spéciaux font certes rêver, mais on regrettera forcément le manque d'originalité et l'absence de prise de risques qui lui auraient permis de toucher un plus grand public que les fillettes de 4 ans et les nostalgiques. Pour les autres, malheureusement, la magie n'opère pas.

 

Ma note: 5/10 Moyen

 

Film de Kenneth Branagh

Avec Lily James, Cate Blanchett, Richard Madden, Stellan Skarsgard, Holliday Grainger, Sophie McShera, Derek Jacobi, Helena Bonham-Carter

Sortie le 25 mars 2015

 

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